la parité en politique
60 ans après qu’elles aient obtenu le droit de voter et d’être élues, les Françaises demeurent très largement minoritaires dans la représentation politique. Avec 16,4% de femmes, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale est loin d’être exemplaire. La promulgation de la loi sur la parité n’a eu d’effet que sur les scrutins de liste, là où la contrainte s’exerçait réellement. Mais la volonté politique dans nos rangs n’a pas suivi. Dans le cas des élections législatives notamment, les résultats sont consternants : en 2002, le nombre de femmes députées est passé de11% à 12% !
Il est nécessaire que nous nous dotions à présent d’objectifs et de principes concrets, qui pourront s’inscrire dans un contexte plus général de démocratisation de la vie politique.
Fixons nous pour 2007 des objectif ambitieux pour faire progresser le nombre des élues à l’Assemblée nationale. Il y a 30% de femmes au Parlement allemand. Ne devrions-nous pas nous inspirer de cet exemple ?
Il faudra faire évoluer les mentalités pour que l’objectif de parité soit accepté par tous et qu’il ne soit plus une contrainte.
Plutôt que d’imposer des sanctions financières, de toute évidence peu dissuasives, ne devrions-nous pas plutôt refuser d’enregistrer l’ensemble des candidatures de notre parti si l’objectif de parité n’est pas atteint ?
Se réfugier derrière la nécessité d’une analyse globale de la situation électorale dans les circonscriptions, sans y inscrire au préalable le principe de parité dans la désignation des candidats et candidates aux prochaines législatives, relève de la plus pure hypocrisie. Car c’est laisser le choix aux hommes et considérer qu’eux seuls ont légitimité à détenir le pouvoir et à emporter la décision.

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